Histoire de la SNCF

Histoire de la SNCF

Créée en 1938, la Société Nationale des Chemins de Fer français ou SNCF fait partie des principales entreprises de transport ferroviaire en France. Sa création fait suite à la proposition du gouvernement du Front populaire afin de collectiviser les compagnies privées en difficulté financière et mieux affronter la concurrence automobile. Elle compte 650 filiales dans le groupe SNCF donc la majeure partie, avec environ 150 000 salariés, se chargent de l’exploitation du transport ferroviaire française de personnes et de marchandises. Le reste, avec 60 000 personnes se lient à d’autres activités de l’ingénierie et du transport routier ou maritime.

L’évolution du chemin de fer en France

En 1827, la première ligne Saint-Etienne a été mise en service. Le transport ferroviaire a très vite connu un grand succès, de 1830 à 1875. Les voies ferrées se sont alors développées au temps de Napoléon III. L’année 1883 a par la suite été marquée par l’intervention de six compagnies privées et une compagnie publique, pour desservir la France. Ce sont entre autres la Compagnie du Midi desservant les lignes du sud-ouest, la Compagnie de l’Ouest pour Paris, la Compagnie de l’Est pour l’Alsace-Lorraine, la Compagnie du Nord, la Compagnie PLM ou Paris-Lyon-Marseille, la Compagnie du PO ou Paris-Orléans et la Compagnie de l’Etat pour Charente et Vendée. Cette dernière reprend ensuite la Compagnie de l’Ouest en 1909.

Après le début de la Première Guerre mondiale, les chemins de fer sont en crise. Les infrastructures ferroviaires ont été détruites durant les affrontements. L’Etat y a alors beaucoup perdu. La situation s’enfonce encore un plus en 1929, une raison pour laquelle est apparue l’idée de nationalisation. La décision y afférant s’est faite le 31 août 1937. On a considéré que seule cette nationalisation pourrait faire remonter la pente après la crise et les dégâts de la guerre. De ce fait, le 1er janvier 1938, la société nationale des chemins de fer français a vu le jour. La durée de celle-ci a été prévue pour 45 ans. La société française a alors disposé de 42 700 km de voies ferrées avec 3 300 km voies électrifiées. Par ailleurs, 515 000 cheminots s’alternent pour développer l’activité de transport ferroviaire.

A l’heure de la modernisation

Lorsque le transport ferroviaire s’est nationalisé, les petites lignes d’intérêt local ont été converties par des autocars. Leur exploitation et leur entretien sont assez chers. La SNCF a également affronté des difficultés techniques et économiques comme l’immensité du réseau. Elle a aussi été obligée de se distinguer des autres compagnies à travers les méthodes et matériels de travail. Pour ce faire, on a généré cinq grandes régions : Nord, Sud-Est, Sud-Ouest, Est et Ouest. Mais la Seconde Guerre mondiale va, une fois de plus, tout bouleverser. De nouvelles voies ferrées se sont vues détruites durant les attaques.

La guerre finie, l’Etat a voulu s’investir au maximum dans les chemins de fer afin de rétablir une bonne situation économique. Le Plan Marshall des Etats-Unis a alors appuyé la France et les ateliers de réparation avancent à plein régime. Cela a ainsi permis de fabriquer 1300 locomotives en Amérique, pour une destination française. Les années 1950 marquent alors le renouvellement locomotif de la SNCF. Grâce à ses bureaux d’études, cette dernière s’est de plus en plus modernisée durant la deuxième partie du XXe siècle. Cela a progressivement fait disparaître les locomotives et donné place aux autorails électriques et diesel.

L’avènement du Train à Grande Vitesse

Dans les années 1960, la SNCF s’est mis au défi de concurrencer l’avion et l’automobile travers un moyen de transport rapide mais aussi efficace. En 1960, on lance le CO3 qui sera validé en 1971. Ce projet a donné jour au Train à Grande Vitesse ou TGV. Le premier appareil a fonctionné à partir de turbines à gaz. Mais cela n’a pas été facile avec l’avènement de la crise pétrolière en 1973. La SNCF a alors opté pour la traction électrique, plus économique pour le TGV. Par ailleurs, les créations de ses lignes ont été simplifiées grâce au caractère national de la SNCF. Des records de vitesse ont été accomplis dans les années 1980, 1990 et 2000. Mais le meilleur record s’est fait le 3 avril 2007 avec une vitesse allant de 571.8 km/h.

L’ouverture de la voie ferrée à l’Europe

Comme la durée de la SNCF a été prévue pour 45 ans, la convention a alors pris fin le 31 décembre 1982. Le 1er janvier 1983, son statut a alors changé en Etablissement Public à Caractère Industriel ou EPIC. La SNCF est tenue d’améliorer sa situation financière. La contribution des pouvoirs publics lui ont permis de moderniser, ce qui a contribué à la création de nombreuses lignes à grande vitesse. Cela s’est poursuit par la création du Transport express régional dans les années 1990, un moyen ajusté aux utilités des voyageurs. Cette démarche a élargi la clientèle de la SNCF qui n’a cessé d’apporter de la modernisation dans ses matériels roulants, exceptionnellement les TGV.

La pression de la communauté européenne a permis aux sociétés européennes d’emprunter les voies ferrées françaises. La gestion du réseau ferré n’est alors plus réservée qu’aux trains français. Le prochain de la SNCF est le ferroutage ou le transport par voie ferrée des remorques de camion. Cela contribue à la diminution des gaz d’échappement à effet de serre.

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